Sourate 1 · S1:1–7 Al-Ṭalab — La Requête (titre conventionnel : Al-Fātiḥa — L'Ouverture)
Sourate 2 · S2:1–129 Al-Ijāba — La Réponse (titre conventionnel : Al-Baqara — La Vache)
Sources lexicales : Lisān al-ʿArab (Ibn Manẓūr) · Maqāyīs al-Lugha (Ibn Fāris) · Kitāb al-ʿAyn (al-Khalīl)
Les titres des sourates ne font pas partie de la révélation coranique. Ce point n'est pas une opinion marginale : il est établi par l'examen du texte lui-même. Le Coran ne se nomme aucune de ses sourates dans le corps de la révélation — il ne dit nulle part "cette sourate s'appelle Al-Baqara" ou "ceci est Al-Fātiḥa".Les désignations conventionnelles sont des conventions humaines de transmission : elles ont émergé après la révélation, par usage collectif, souvent en référence à un épisode saillant, un mot inaugural, ou un personnage mentionné dans la sourate. Elles ont été fixées par la pratique, non par un texte révélé.Le système de numérotation illustre la même réalité avec encore plus de clarté. Une référence telle que S2:45ou S 2 V45 est un repère de localisation — commode, universellement partagé, et tout aussi humain que les titres conventionnels. Elle ne dit rien du contenu du verset, rien de sa fonction dans la sourate, rien de sa place dans l'architecture du texte. Elle est sémantiquement vide : un index, non un sens.Personne ne conteste pourtant sa légitimité ni sa valeur d'usage — précisément parce que sa nature de convention est évidente et pleinement assumée. Les titres conventionnels des sourates relèvent exactement du même statut. La seule différence est que cette nature de convention n'y est pas toujours aussi clairement perçue — ce qui peut conduire à leur attribuer, à tort, une autorité qu'ils ne possèdent pas.Or une convention humaine, aussi ancienne et aussi partagée soit-elle, ne saurait prétendre au statut de ce qui est révélé. Attribuer aux titres conventionnels une intangibilité qu'ils ne possèdent pas serait précisément le type de glissement que cette méthode de lecture s'attache à refuser : ajouter au texte ce que le texte ne dit pas.Une convention humaine peut être complétée ou remplacée lorsqu'on dispose d'un critère plus rigoureux. Le critère retenu ici est celui de la méthode appliquée sur l'ensemble de ce site : ce que le texte dit, et rien d'autre. Les titres proposés sont donc des titres textuels, fondés sur ce que chaque sourate dit et accomplit dans la structure du Coran — non sur un épisode jugé saillant par la tradition de transmission.Par exemple, nous choisissons "Al-Ṭalab" pour la Sourate 1 parce que le texte est structurellement une requête adressée à Allaah."Al-Ijāba" pour la Sourate 2 parce que le texte s'ouvre sur la réponse immédiate à cette requête — et que le Coran lui-même nomme ce principe en 2:186. Ces titres ne sont pas plus arbitraires que les titres conventionnels — ils sont simplement fondés sur un critère différent et explicite : le texte lui-même, et rien d'autre.Les désignations conventionnelles et les références numériques restent valides comme repères d'identification et sont systématiquement indiquées.Elles ne sont pas rejetées — elles sont simplement replacées à leur juste rang :celui d'une convention humaine utile, ni plus, ni moins.
La Sourate 1 se referme sur une pétition précise :« Oriente-nous sur le chemin droit,non sur le chemin de ceux qui ont le ghaḍab, ni des ḍāllīn. »↓La Sourate 2 s'ouvre immédiatement sur la réponse :« Dhālika l-kitābu lā rayba fīh — hudan li-l-muttaqīn. »Ce Livre — nul doute — est un guide pour ceux qui se prémunissent.La couture est littérale:S2 est la réponse déployée à la requête de S1.
L'arc complet — S1 → S2:S1 — Al-Ṭalab pose la requête :« Oriente-nous — non sur le chemin du ghaḍab ni des ḍāllīn. »↓↓↓↓↓↓S2 — Al-Ijāba répond :« Ce Livre — nul doute — est un guide pour les muttaqīn. »Et déploie cette réponse en sept étapes — du principe fondateur jusqu'aux contrats de dette — pour que la guidance couvre la totalité de la vie humaine sur terre.La sourate se referme sur la miséricorde :Lā yukallifu llāhu nafsan illā wusʿahāAllaah ne charge nulle âme au-delà de ce qu'elle peut porter.
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِBi-smi llāhi r-raḥmāni r-raḥīmPar le nom d'Allaah, ar-raḥmān, ar-raḥīm.→ ar-raḥmān / ar-raḥīm Deux formes distinctes de la racine ر–ح–م (enveloppement, chaleur protectrice). Ar-raḥmān : schème faʿlān, amplitude totale et universelle. Ar-raḥīm : schème faʿīl, action constante et ciblée. Le doublet français « Tout-Miséricordieux / Très-Miséricordieux » efface cette distinction morphologique fondamentale. → Lexique.
الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَAl-ḥamdu li-llāhi rabbi l-ʿālamīnLa ḥamd appartient à Allāh, Seigneur des ʿālamīn.
الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِAr-raḥmāni r-raḥīm
مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِMāliki yawmi d-dīnMaître du Jour du dīn.
إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُIyyāka naʿbudu wa-iyyāka nastaʿīnToi seul nous servons, et Toi seul nous implorons l'aide.
اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَIhdinā ṣ-ṣirāṭa l-mustaqīmOriente-nous sur le chemin droit.
صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَṢirāṭa lladhīna anʿamta ʿalayhim, ghayri l-maghḍūbi ʿalayhim wa-lā ḍ-ḍāllīnLe chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits — non de ceux sur qui s'abat le ghaḍab, ni des ḍāllīn.
الٓمٓAlif. Lām. Mīm.Lettres isolées — ḥurūf muqaṭṭaʿāt — dont la connaissance appartient à Allāh.
ذَٰلِكَ الْكِتَابُ لَا رَيْبَ ۛ فِيهِ ۛ هُدًى لِّلْمُتَّقِينَDhālika l-kitābu lā rayba fīh — hudan li-l-muttaqīnCe Livre — nul doute en lui — est un guide pour ceux qui se prémunissent (muttaqīn*).→ *muttaqīn : de la racine و–ق–ي, s'interposer un bouclier, se protéger activement. Non « pieux » (trop passif) : le muttaqī est celui qui s'est armé d'une protection délibérée. Celui qui se prémunit par des actes pour le Jour du dīn (le Jour de la rétribution) → Lexique.
الَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِالْغَيْبِ وَيُقِيمُونَ الصَّلَاةَ وَمِمَّا رَزَقْنَاهُمْ يُنفِقُونَAlladhīna yuʾminūna bi-l-ghaybi wa-yuqīmūna ṣ-ṣalāta wa-mimmā razaqnāhum yunfiqūnCeux qui croient au ghayb, établissent la ṣalāt, et dépensent de ce dont Nous les avons pourvus.
وَالَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِمَا أُنزِلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنزِلَ مِن قَبْلِكَ وَبِالْآخِرَةِ هُمْ يُوقِنُونَWa-lladhīna yuʾminūna bi-mā unzila ilayka wa-mā unzila min qablika wa-bi-l-ākhirati hum yūqinūnEt ceux qui croient en ce qui t'a été révélé et en ce qui a été révélé avant toi, et qui ont la certitude de l'ākhira.
أُولَٰئِكَ عَلَىٰ هُدًى مِّن رَّبِّهِمْ ۖ وَأُولَٰئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَUlāʾika ʿalā hudan min rabbihim wa-ulāʾika humu l-mufliḥūnCeux-là sont sur une guidée venant de leur Seigneur, et ceux-là sont les mufliḥūn.
إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا سَوَاءٌ عَلَيْهِمْ أَأَنذَرْتَهُمْ أَمْ لَمْ تُنذِرْهُمْ لَا يُؤْمِنُونَInna lladhīna kafarū sawāʾun ʿalayhim a-andhartahum am lam tundhirhum lā yuʾminūnCeux qui ont commis le kufr: Qu'importe pour eux que tu les aies avertis ou non; ils ne croiront pas.
خَتَمَ اللَّهُ عَلَىٰ قُلُوبِهِمْ وَعَلَىٰ سَمْعِهِمْ ۖ وَعَلَىٰ أَبْصَارِهِمْ غِشَاوَةٌ ۖ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌKhatama llāhu ʿalā qulūbihim wa-ʿalā samʿihim wa-ʿalā abṣārihim ghishāwatun wa-lahum ʿadhābun ʿaẓīmAllāh a scellé leurs cœurs et leur ouïe ; et sur leurs regards, un voile: À eux un châtiment immense.
وَمِنَ النَّاسِ مَن يَقُولُ آمَنَّا بِاللَّهِ وَبِالْيَوْمِ الْآخِرِ وَمَا هُم بِمُؤْمِنِينَWa-mina n-nāsi man yaqūlu āmannā bi-llāhi wa-bi-l-yawmi l-ākhiri wa-mā hum bi-muʾminīn
يُخَادِعُونَ اللَّهَ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَمَا يَخْدَعُونَ إِلَّا أَنفُسَهُمْ وَمَا يَشْعُرُونَYukhādiʿūna llāha wa-lladhīna āmanū wa-mā yakhqaʿūna illā anfusahum wa-mā yashʿurūn
فِي قُلُوبِهِم مَّرَضٌ فَزَادَهُمُ اللَّهُ مَرَضًا ۖ وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ بِمَا كَانُوا يَكْذِبُونَFī qulūbihim maraḍun fa-zādahumu llāhu maraḍan wa-lahum ʿadhābun alīmun bi-mā kānū yakdhibūn
وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ لَا تُفْسِدُوا فِي الْأَرْضِ قَالُوا إِنَّمَا نَحْنُ مُصْلِحُونَWa-idhā qīla lahum lā tufsidū fi l-arḍi qālū innamā naḥnu muṣliḥūn*Et lorsque nous leurs disons « Ne semez pas la corruption sur la terre »,ils disent : « Nous ne sommes que des muṣliḥūn*. »
أَلَا إِنَّهُمْ هُمُ الْمُفْسِدُونَ وَلَٰكِن لَّا يَشْعُرُونَAlā innahum humu l-mufsidūna* wa-lākin lā yashʿurūnAssurément, ce sont eux les mufsidūn*mais cependant, ils n'en ont pas conscience.
وَإِذَا قِيلَ لَهُمْ آمِنُوا كَمَا آمَنَ النَّاسُ قَالُوا أَنُؤْمِنُ كَمَا آمَنَ السُّفَهَاءُ ۗ أَلَا إِنَّهُمْ هُمُ السُّفَهَاءُ وَلَٰكِن لَّا يَعْلَمُونَWa-idhā qīla lahum āminū kamā āmana n-nāsu qālū a-nuʾminu kamā āmana s-sufahāʾu — alā innahum humu s-sufahāʾu wa-lākin lā yaʿlamūn
Quand on leur dit : « Croyez comme al-nāsu* ont cru »,ils disent : « Allons-nous croire comme ont cru les sufahāʾ* ? »Assurément, ce sont eux les sufahāʾ — mais ils ne savent pas.
وَإِذَا لَقُوا الَّذِينَ آمَنُوا قَالُوا آمَنَّا وَإِذَا خَلَوْا إِلَىٰ شَيَاطِينِهِمْ قَالُوا إِنَّا مَعَكُمْ إِنَّمَا نَحْنُ مُسْتَهْزِئُونَWa-idhā laqū lladhīna āmanū qālū āmannā wa-idhā khalaw ilā shayāṭīnihim qālū innā maʿakum innamā naḥnu mustahziʾūn*
اللَّهُ يَسْتَهْزِئُ بِهِمْ وَيَمُدُّهُمْ فِي طُغْيَانِهِمْ يَعْمَهُونَAllāh yastahziʾu bihim wa-yamadduhum fī ṭughyānihim yaʿmahūn
أُولَٰئِكَ الَّذِينَ اشْتَرَوُا الضَّلَالَةَ بِالْهُدَىٰ فَمَا رَبِحَت تِّجَارَتُهُمْ وَمَا كَانُوا مُهْتَدِينَUlāʾika lladhīna shtarawu ḍ-ḍalālata bi-l-hudā fa-mā rabiḥat tijāratuhum wa-mā kānū muhtadīn
صُمٌّ بُكْمٌ عُمْيٌ فَهُمْ لَا يَرْجِعُونَṢummun bukmun ʿumyun fa-hum lā yarjiʿūnSourds, muets, aveugles — ils ne reviendront donc pas.
أَوْ كَصَيِّبٍ مِّنَ السَّمَاءِ فِيهِ ظُلُمَاتٌ وَرَعْدٌ وَبَرْقٌ يَجْعَلُونَ أَصَابِعَهُمْ فِي آذَانِهِم مِّنَ الصَّوَاعِقِ حَذَرَ الْمَوْتِ ۚ وَاللَّهُ مُحِيطٌ بِالْكَافِرِينَAw ka-ṣayyibin mina s-samāʾi fīhi ẓulumātun wa-raʿdun wa-barqun yajʿalūna aṣābiʿahum fī ādhānihim mina ṣ-ṣawāʿiqi ḥadhara l-mawti wa-llāhu muḥīṭun bi-l-kāfirīnOu encore comme une averse du ciel chargée de ténèbres, de tonnerre et d'éclair:Ils mettent leurs doigts dans leurs oreilles contre la foudre, par crainte de la mort.Et Allāh muḥīṭ* les kāfirīn.* muḥīṭ — racine ح-و-ط (ḥ-w-ṭ). Ibn Fāris (Maqāyīs) : يدلُّ على الإحاطة والشمول — désigne l'encompassement total et l'englobement. Forme : participe actif (اسم فاعل) de la forme IV أَحَاطَ — la forme IV intensifie et complète l'action de base : non pas "entourer en partie" mais avoir entouré de toutes parts, sans laisser d'issue. La construction بِ (bi-) renforce l'adhérence totale : أَحَاطَ بِهِ = l'avoir saisi dans sa totalité, sans échappatoire. Le champ sémantique couvre simultanément : l’espace dans son ensemble, une connaissance complète, et une maîtrise totale. Le texte ne précise pas lequel, et il n'y a pas lieu de trancher : le terme porte les trois sans les dissocier.
يَكَادُ الْبَرْقُ يَخْطَفُ أَبْصَارَهُمْ ۖ كُلَّمَا أَضَاءَ لَهُم مَّشَوْا فِيهِ وَإِذَا أَظْلَمَ عَلَيْهِمْ قَامُوا ۚ وَلَوْ شَاءَ اللَّهُ لَذَهَبَ بِسَمْعِهِمْ وَأَبْصَارِهِمْ ۚ إِنَّ اللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌYakādu l-barqu yakhṭafu abṣārahum — kullamā aḍāʾa lahum mashaw fīhi wa-idhā aẓlama ʿalayhim qāmū. Wa-law shāʾa llāhu la-dhahaba bi-samʿihim wa-abṣārihim — inna llāha ʿalā kulli shayʾin qadīrL'éclair est sur le point d'emporter leurs regards.Chaque fois qu'il illumine pour eux: Ils marchent.Et quand l'obscurité s'étend sur eux: Ils s'immobilisent.Si Allāh le voulait Il emporterait leur ouïe et leurs regards.Allāh est capable de toute chose.
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اعْبُدُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ وَالَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَYā ayyuhā n-nāsu ʿbudū rabbakumu lladhī khalaqakum wa-lladhīna min qablikum laʿallakum tattaqūn
الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ فِرَاشًا وَالسَّمَاءَ بِنَاءً وَأَنزَلَ مِنَ السَّمَاءِ مَاءً فَأَخْرَجَ بِهِ مِنَ الثَّمَرَاتِ رِزْقًا لَّكُمْ ۖ فَلَا تَجْعَلُوا لِلَّهِ أَندَادًا وَأَنتُمْ تَعْلَمُونَAlladhī jaʿala lakumu l-arḍa firāshan wa-s-samāʾa binīʾan wa-anzala mina s-samāʾi māʾan fa-akhraja bihi mina th-thamarāti rizqan lakum — fa-lā tajʿalū li-llāhi andādan wa-antum taʿlamūn
وَإِن كُنتُمْ فِي رَيْبٍ مِّمَّا نَزَّلْنَا عَلَىٰ عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّن مِّثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَWa-in kuntum fī raybin mimmā nazzalnā ʿalā ʿabdinā fa-ʾtū bi-sūratin min mithlihi wa-dʿū shuhadāʾakum min dūni llāhi in kuntum ṣādiqīn
فَإِن لَّمْ تَفْعَلُوا وَلَن تَفْعَلُوا فَاتَّقُوا النَّارَ الَّتِي وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ ۖ أُعِدَّتْ لِلْكَافِرِينَFa-in lam tafʿalū wa-lan tafʿalū fa-ttaqū n-nāra llatī waqūduhā n-nāsu wa-l-ḥijāra — uʿiddat li-l-kāfirīnSi vous ne le faites pas — et vous ne le ferez jamais,gardez-vous du feu dont le combustible est les hommes et les pierres,préparé pour les kāfirīn.
2:25 La récompense des croyants
وَبَشِّرِ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَعَمِلُوا۟ ٱلصَّـٰلِحَـٰتِ أَنَّ لَهُمْ جَنَّـٰتٍۢ تَجْرِى مِن تَحْتِهَا ٱلْأَنْهَـٰرُ ۖ كُلَّمَا رُزِقُوا۟ مِنْهَا مِن ثَمَرَةٍۢ رِّزْقًۭا ۙ قَالُوا۟ هَـٰذَا ٱلَّذِى رُزِقْنَا مِن قَبْلُ ۖ وَأُتُوا۟ بِهِۦ مُتَشَـٰبِهًۭا ۖ وَلَهُمْ فِيهَآ أَزْوَٰجٌۭ مُّطَهَّرَةٌۭ ۖ وَهُمْ فِيهَا خَـٰلِدُونَWa-bashshiri lladhīna āmanū wa-ʿamilū ṣ-ṣāliḥāti anna lahum jannātin tajrī min taḥtihā l-anhārukullamā ruziqū minhā min thamaratin rizqan qālūhādhā lladhī ruziqnā min qabluwa-utū bihī mutashābihanwa-lahum fīhā azwājun muṭahharatunwa-hum fīhā khālidūnaAnnonce la bonne nouvelle à ceux qui ont cru et accompli les actes droits :à eux des jannāt sous lesquelles coulent des fleuves.Chaque fois qu'on leur accordera un fruit comme rizq, ils diront :« C'est ce dont on nous a pourvus auparavant »et on leur en donnera de similaires.À eux des épouses purifiées,et ils y demeureront éternellement.
إِنَّ اللَّهَ لَا يَسْتَحْيِي أَن يَضْرِبَ مَثَلًا مَّا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا ۚ فَأَمَّا الَّذِينَ آمَنُوا فَيَعْلَمُونَ أَنَّهُ الْحَقُّ مِن رَّبِّهِمْ ۖ وَأَمَّا الَّذِينَ كَفَرُوا فَيَقُولُونَ مَاذَا أَرَادَ اللَّهُ بِهَٰذَا مَثَلًا ۘ يُضِلُّ بِهِ كَثِيرًا وَيَهْدِي بِهِ كَثِيرًا ۚ وَمَا يُضِلُّ بِهِ إِلَّا الْفَاسِقِينَInna llāha lā yastaḥyī an yaḍriba mathalan mā baʿūḍatan fa-mā fawqahāfa-ammā lladhīna āmanū fa-yaʿlamūna annahu l-ḥaqqu min rabbihimwa-ammā lladhīna kafarū fa-yaqūlūna mādhā arāda llāhu bi-hādhā mathalanyuḍillu bihī kathīran wa-yahdī bihī kathīranwa-mā yuḍillu bihī illā l-fāsiqīn.Certes Allāh ne se prive pas de prendre en exemple un moustique ou ce qui le dépasse.Ceux qui ont cru savent que c'est le ḥaqq venant de leur Seigneur.Quant à ceux qui ont commis le kufr, ils disent : « Qu'a voulu Allāh par cet exemple ? »Par cela, Il en égare beaucoup et en guide beaucoupet Il n'égare par cela que les fāsiqīn.→ fāsiqīn [ceux qui sortent hors des limites, qui rompent le lien] : racine ف–س–ق, sortir hors des bornes. → Lexique.
الَّذِينَ يَنقُضُونَ عَهْدَ اللَّهِ مِن بَعْدِ مِيثَاقِهِ وَيَقْطَعُونَ مَا أَمَرَ اللَّهُ بِهِ أَن يُوصَلَ وَيُفْسِدُونَ فِي الْأَرْضِ ۚ أُولَٰئِكَ هُمُ الْخَاسِرُونَAlladhīna yanquḍūna ʿahda llāhi min baʿdi mīthāqihiwa-yaqṭaʿūna mā amara llāhu bihi an yūṣalawa-yufsidūna fī l-arḍiulāʾika humu l-khāsirūnCeux qui rompent le pacte d'Allāh après l'avoir solidement scellé,qui rompent ce qu'Allāh a ordonné de relier,et qui sèment la corruption sur la terreceux-là sont les khāsirūn.
كَيْفَ تَكْفُرُونَ بِاللَّهِ وَكُنتُمْ أَمْوَاتًا فَأَحْيَاكُمْ ۖ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ ثُمَّ إِلَيْهِ تُرْجَعُونَKayfa takfurūna bi-llāhiwa-kuntum amwātan fa-aḥyākumthumma yumītukum thumma yuḥyīkumthumma ilayhi turjaʿūnComment pouvez-vous commettre le kufr envers Allāh alors que:Vous étiez morts et qu'Il vous a fait vivrepuis Il vous fera mourir, puis Il vous fera vivre à nouveaupuis c'est vers Lui que vous serez ramenés ?
هُوَ الَّذِي خَلَقَ لَكُم مَّا فِي الْأَرْضِ جَمِيعًا ثُمَّ اسْتَوَىٰ إِلَى السَّمَاءِ فَسَوَّاهُنَّ سَبْعَ سَمَاوَاتٍ ۚ وَهُوَ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌHuwa lladhī khalaqa lakummā fī l-arḍi jamīʿanthumma stawā ilā s-samāʾi fa-sawwāhunna sabʿa samāwātinwa-huwa bi-kulli shayʾin ʿalīmC'est Lui qui a créé pour voustout ce qui est dans la terre, en totalité ;puis a stawā vers le samāʾ et en a égalisé sept samāwātEt Il est de toute chose savant.→ stawā [s'établir, se stabiliser, s'égaliser, être en équilibre] :racine س–و–ي, rectitude, nivellement, établissement dans un état d'équilibre.Non « s'élever » (traduit parfois avec une connotation spatiale anthropomorphique).→ samāʾ / samāwāt [voûte, plafond, ce qui est en hauteur — couche supérieure] :racine س–م–و, hauteur, élévation. Le texte dit sept samāwāt — sept couches de voûtes — sans préciser leur nature. → Lexique.
وَإِذْ قَالَ رَبُّكَ لِلْمَلَائِكَةِ إِنِّي جَاعِلٌ فِي الْأَرْضِ خَلِيفَةً ۖ قَالُوا أَتَجْعَلُ فِيهَا مَن يُفْسِدُ فِيهَا وَيَسْفِكُ الدِّمَاءَ وَنَحْنُ نُسَبِّحُ بِحَمْدِكَ وَنُقَدِّسُ لَكَ ۖ قَالَ إِنِّي أَعْلَمُ مَا لَا تَعْلَمُونَWa-idh qāla rabbuka li-l-malāʾikati innī jāʿilun fī l-arḍi khalīfatanqālū a-tajʿalu fīhā man yufsidu fīhā wa-yasfiku d-dimāʾawa-naḥnu nusabbiḥu bi-ḥamdika wa-nuqaddisu lakaqāla innī aʿlamu mā lā taʿlamūnEt quand ton Seigneur dit aux malāʾika : « Je vais établir sur la terre un khalīfa »,ils dirent : « Vas-Tu y établir des êtres (man collectif — voir étude ci-dessous)qui y répandront la corruption et verseront le sangalors que nous accomplissons le tasbīḥ en Ton ḥamd et Te sanctifions ? »Il dit : « Je sais ce que vous ne savez pas. »
وَعَلَّمَ آدَمَ الْأَسْمَاءَ كُلَّهَا ثُمَّ عَرَضَهُمْ عَلَى الْمَلَائِكَةِ فَقَالَ أَنبِئُونِي بِأَسْمَاءِ هَٰؤُلَاءِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَWa-ʿallama Ādama l-asmāʾa kullahāthumma ʿaraḍahum ʿalā l-malāʾikati fa-qālaanbiʾūnī bi-asmāʾi hāʾulāʾiin kuntum ṣādiqīn
قَالُوا سُبْحَانَكَ لَا عِلْمَ لَنَا إِلَّا مَا عَلَّمْتَنَا ۖ إِنَّكَ أَنتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُQālūsubḥānaka lā ʿilma lanā illā mā ʿallamtanāinnaka anta l-ʿalīmu l-ḥakīm
قَالَ يَا آدَمُ أَنبِئْهُم بِأَسْمَائِهِمْ ۖ فَلَمَّا أَنبَأَهُم بِأَسْمَائِهِمْ قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكُمْ إِنِّي أَعْلَمُ غَيْبَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَأَعْلَمُ مَا تُبْدُونَ وَمَا كُنتُمْ تَكْتُمُونَQāla yā Ādamu anbiʾhum bi-asmāʾihimfa-lammā anbaʾahum bi-asmāʾihimqālaa-lam aqul lakum innī aʿlamu ghayba s-samāwāti wa-l-arḍiwa-aʿlamu mā tubdūna wa-mā kuntum taktumūn
وَإِذْ قُلْنَا لِلْمَلَائِكَةِ اسْجُدُوا لِآدَمَ فَسَجَدُوا إِلَّا إِبْلِيسَ أَبَىٰ وَاسْتَكْبَرَ وَكَانَ مِنَ الْكَافِرِينَWa-idh qulnā li-l-malāʾikatisjudū li-Ādama fa-sajadūillā Iblīsaabā wa-stakbara wa-kāna mina l-kāfirīn
وَقُلْنَا يَا آدَمُ اسْكُنْ أَنتَ وَزَوْجُكَ الْجَنَّةَ وَكُلَا مِنْهَا رَغَدًا حَيْثُ شِئْتُمَا وَلَا تَقْرَبَا هَٰذِهِ الشَّجَرَةَ فَتَكُونَا مِنَ الظَّالِمِينَWa-qulnā yā Ādamu skun anta wa-zawjuka l-jannata wa-kulā minhā raghadam ḥaythu shiʾtumā wa-lā taqrabā hādhihi sh-shajarata fa-takūnā mina ẓ-ẓālimīn
فَأَزَلَّهُمَا الشَّيْطَانُ عَنْهَا فَأَخْرَجَهُمَا مِمَّا كَانَا فِيهِ ۖ وَقُلْنَا اهْبِطُوا بَعْضُكُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ ۖ وَلَكُمْ فِي الْأَرْضِ مُسْتَقَرٌّ وَمَتَاعٌ إِلَىٰ حِينٍFa-azallahumā sh-shayṭānu ʿanhā fa-akhrajahumā mimmā kānā fīhi wa-qulnā hbiṭū baʿḍukum li-baʿḍin ʿaduwwun wa-lakum fī l-arḍi mustaqarrun wa-matāʿun ilā ḥīn
فَتَلَقَّىٰ آدَمُ مِن رَّبِّهِ كَلِمَاتٍ فَتَابَ عَلَيْهِ ۚ إِنَّهُ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُFa-talaqqā Ādamu min rabbihi kalimātin
Alors Ādam reçut de son Rabb des kalimāt*,fa-tāba ʿalayhiet Il (Allaah) accueillit son retour ( le retour de Adam)*innahu huwa t-tawwābu r-raḥīmIl (Allāh) est at-Tawwāb* (Ce qui accueille sans cesse le retour), le Raḥīm*.
قُلْنَا اهْبِطُوا مِنْهَا جَمِيعًا ۖ فَإِمَّا يَأْتِيَنَّكُم مِّنِّي هُدًى فَمَن تَبِعَ هُدَايَ فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَQulnā hbiṭū minhā jamīʿanfa-immā yaʾtiyannakum minnī hudanfa-man tabiʿa hudāya fa-lā khawfun ʿalayhimwa-lā hum yaḥzanūnNous dîmes :« Descendez-en tous:Si un guide venant de Nous vous parvient,ceux qui suivront Mon guide n'auront nulle crainteet ne seront pas attristés. »
Verset 2:39وَالَّذِينَ كَفَرُوا وَكَذَّبُوا بِآيَاتِنَا أُولَٰئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ ۖ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَWa-lladhīna kafarū wa-kadhdhabū bi-āyātinā Et ceux qui auront commis le kufr et auront démenti Nos āyāt —ulāʾika aṣḥābu n-nār ceux-là sont les compagnons du feu,hum fīhā khālidūn ils y demeureront en permanenceNotes lexicales :→ kafarū — racine ك–ف–ر (k-f-r) : sens premier chez Ibn Fāris : couvrir, occulter, dissimuler. Le kāfir est ce qui recouvre — la nuit qui couvre les étoiles (usage agricole : le laboureur qui enfouit la graine). En contexte coranique : celui qui recouvre, dissimule, refuse de reconnaître. Kufr n'est pas simplement « incroyance » au sens intellectuel ; c'est un acte actif de dissimulation/refus. → Racine distincte de shirk (associer) et de ẓulm (oppression) — le Coran distingue ces registres.→ kadhdhabū — racine ك–ذ–ب (k-dh-b) : mentir, démentir, rejeter comme mensonge. Forme II (faʿʿala) : sens intensif ou causatif — ici : déclarer mensonge, traiter de fausseté. Ibn Fāris : sens primitif = nier la réalité de ce qui est. Ici le complément est bi-āyātinā : c'est spécifiquement les āyāt qui sont démenties — acte de rejet actif du signe lui-même.→ āyāt — racine أ–ي–ي (ʾ-y-y) : signe, marque, indice manifeste, signal. Ibn Fāris : ce qui pointe vers quelque chose, ce qui rend reconnaissable. Pluriel de āya. Le mot englobe les versets du Coran, les signes dans la création, et les prodiges accordés aux prophètes — le fil commun est : ce qui signifie, ce qui indique. Ici au pluriel avec suffixe de première personne (-nā) : les signes/versets émanant d'Allaah.→ aṣḥāb — racine ص–ح–ب (ṣ-ḥ-b) : accompagner, être en compagnie de. Aṣḥāb = ceux qui sont en compagnie de, les compagnons de. Aṣḥābu n-nār : ceux dont le feu est le compagnon permanent — formule récurrente dans le Coran pour désigner la relation durable à la nār.→ khālidūn — racine خ–ل–د : Ibn Fāris : sens primitif = demeurer fixement, persister sans altération. Participe actif pluriel : ceux qui demeurent en permanence. Le texte renforce cette permanence ailleurs par abadā (4:169, 33:65, 72:23) et exclut explicitement toute sortie : wa-mā hum bi-khārijīna mina n-nār (2:167 ; 5:37). La clause illā mā shāʾa rabbuka(11:107) est une affirmation de souveraineté absolue d'Allaah — non une indication que ce sort pourrait changer : le texte lui-même révèle ailleurs le contenu de ce que veut Allaah, et ce contenu est la permanence.
يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ اذْكُرُوا نِعْمَتِيَ الَّتِي أَنْعَمْتُ عَلَيْكُمْ وَأَوْفُوا بِعَهْدِي أُوفِ بِعَهْدِكُمْ وَإِيَّايَ فَارْهَبُونِYā banī Isrāʾīladhkurū niʿmatiya llatī anʿamtu ʿalaykumwa-awfū bi-ʿahdī ūfi bi-ʿahdikumwa-iyyāya fa-rhbūn
وَآمِنُوا بِمَا أَنزَلْتُ مُصَدِّقًا لِّمَا مَعَكُمْ وَلَا تَكُونُوا أَوَّلَ كَافِرٍ بِهِ ۖ وَلَا تَشْتَرُوا بِآيَاتِي ثَمَنًا قَلِيلًا وَإِيَّايَ فَاتَّقُونِWa-āminū bi-mā anzaltu muṣaddiqan li-mā maʿakumwa-lā takūnū awwala kāfirin bihiwa-lā tashtarū bi-āyātī thamanan qalīlanwa-iyyāya fa-ttaqūn
وَلَا تَلْبِسُوا الْحَقَّ بِالْبَاطِلِ وَتَكْتُمُوا الْحَقَّ وَأَنتُمْ تَعْلَمُونَWa-lā talbisū l-ḥaqqa bi-l-bāṭiliwa-taktumū l-ḥaqqawa-antum taʿlamūn
وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَارْكَعُوا مَعَ الرَّاكِعِينَWa-aqīmū ṣ-ṣalāta wa-ātū z-zakātawa-rkaʿū maʿa r-rākiʿīn
Établissez la ṣalāt, et ātū* la zakāt*,et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent.
أَتَأْمُرُونَ النَّاسَ بِالْبِرِّ وَتَنسَوْنَ أَنفُسَكُمْ وَأَنتُمْ تَتْلُونَ الْكِتَابَ ۚ أَفَلَا تَعْقِلُونَA-taʾmurūna n-nāsa bi-l-birri wa-tansawna anfusakumwa-antum tatlūna l-kitābaa-fa-lā taʿqilūn
وَاسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلَاةِ ۚ وَإِنَّهَا لَكَبِيرَةٌ إِلَّا عَلَى الْخَاشِعِينَWa-staʿīnū bi-ṣ-ṣabri wa-ṣ-ṣalāti wa-innahā la-kabīratun illā ʿalā l-khāshiʿīn
الَّذِينَ يَظُنُّونَ أَنَّهُم مُّلَاقُو رَبِّهِمْ وَأَنَّهُمْ إِلَيْهِ رَاجِعُونَAlladhīna yaẓunnūna annahum mulāqū rabbihimwa-annahum ilayhi rājiʿūn
يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ اذْكُرُوا نِعْمَتِيَ الَّتِي أَنْعَمْتُ عَلَيْكُمْ وَأَنِّي فَضَّلْتُكُمْ عَلَى الْعَالَمِينَYā banī Isrāʾīladhkurū niʿmatiya llatī anʿamtu ʿalaykumwa-annī faḍḍaltukum ʿalā l-ʿālamīn
وَاتَّقُوا يَوْمًا لَّا تَجْزِي نَفْسٌ عَن نَّفْسٍ شَيْئًا وَلَا يُقْبَلُ مِنْهَا شَفَاعَةٌ وَلَا يُؤْخَذُ مِنْهَا عَدْلٌ وَلَا هُمْ يُنصَرُونَWa-ttaqū* yawmanlā tajzī nafsun ʿan nafsin shayʾanwa-lā yuqbalu minhā shafāʿatunwa-lā yuʾkhadhu minhā ʿadlunwa-lā hum yunṣarūn
Note — ittaqū (و-ق-ي)Ibn Fāris (Maqāyīs) : sens radical = placer un écran protecteur entre soi et ce qui nuit. La forme VIII (iftaʿala) intensifie l'acte réflexif : se donner soi-même cette protection. Le terme ne porte pas l'idée de crainte dans sa racine — il porte celle d'un bouclier délibérément interposé.La traduction habituelle « craignez » est une interprétation de l'effet psychologique supposé, non du geste désigné par le texte.« Protégez-vous » ou « préservez-vous » respecte la racine sans y ajouter d'état intérieur que le texte ne nomme pas,
2:49وَإِذْ نَجَّيْنَاكُم مِّنْ آلِ فِرْعَوْنَ يَسُومُونَكُمْ سُوءَ الْعَذَابِ يُذَبِّحُونَ أَبْنَاءَكُمْ وَيَسْتَحْيُونَ نِسَاءَكُمْ ۚ وَفِي ذَٰلِكُم بَلَاءٌ مِّن رَّبِّكُمْ عَظِيمٌ
2:50وَإِذْ فَرَقْنَا بِكُمُ الْبَحْرَ فَأَنجَيْنَاكُمْ وَأَغْرَقْنَا آلَ فِرْعَوْنَ وَأَنتُمْ تَنظُرُونَ
2:51وَإِذْ وَاعَدْنَا مُوسَىٰ أَرْبَعِينَ لَيْلَةً ثُمَّ اتَّخَذْتُمُ الْعِجْلَ مِن بَعْدِهِ وَأَنتُمْ ظَالِمُونَ
2:52ثُمَّ عَفَوْنَا عَنكُم مِّن بَعْدِ ذَٰلِكَ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ
وَإِذْ آتَيْنَا مُوسَى الْكِتَابَ وَالْفُرْقَانَ لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ
وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِقَوْمِهِ يَا قَوْمِ إِنَّكُمْ ظَلَمْتُمْ أَنفُسَكُم بِاتِّخَاذِكُمُ الْعِجْلَ فَتُوبُوا إِلَىٰ بَارِئِكُمْ فَاقْتُلُوا أَنفُسَكُمْ ذَٰلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ عِندَ بَارِئِكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ ۚ إِنَّهُ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُWa-idh qāla Mūsā li-qawmihiyā qawmi innakum ẓalamtum anfusakum bi-ttikhadhikumu l-ʿijlafa-tūbū ilā bāriʾikum fa-qtulū anfusakumdhālikum khayrun lakum ʿinda bāriʾikumfa-tāba ʿalaykuminnahu huwa t-tawwābu r-raḥīm
et Il (Allaah) accueillit votre retourIl (Allāh) est at-Tawwāb* (Ce qui accueille sans cesse le retour), le Raḥīm*.
2:55وَإِذْ قُلْتُمْ يَا مُوسَىٰ لَن نُّؤْمِنَ لَكَ حَتَّىٰ نَرَى اللَّهَ جَهْرَةً فَأَخَذَتْكُمُ الصَّاعِقَةُ وَأَنتُمْ تَنظُرُونَWa-idh qultumyā Mūsā lan nuʾmina laka ḥattā nara llāha jahratanfa-akhadhat-kumu ṣ-ṣāʿiqatu wa-antum tanẓurūn
2:56 La résurrection
2:56ثُمَّ بَعَثْنَاكُم مِّن بَعْدِ مَوْتِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَThumma baʿathnākum min baʿdi mawtikumlaʿallakum tashkurūn
وَظَلَّلْنَا عَلَيْكُمُ الْغَمَامَ وَأَنزَلْنَا عَلَيْكُمُ الْمَنَّ وَالسَّلْوَىٰ ۖ كُلُوا مِن طَيِّبَاتِ مَا رَزَقْنَاكُمْ ۖ وَمَا ظَلَمُونَا وَلَٰكِن كَانُوا أَنفُسَهُمْ يَظْلِمُونَWa-ẓallalnā ʿalaykumu l-ghamāmawa-anzalnā ʿalaykumu l-manna wa-s-salwākulū min ṭayyibāti mā razaqnākumwa-mā ẓalamanāwa-lākin kānū anfusahum yaẓlimūn
وَإِذْ قُلْنَا ادْخُلُوا هَٰذِهِ الْقَرْيَةَ فَكُلُوا مِنْهَا حَيْثُ شِئْتُمْ رَغَدًا وَادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُولُوا حِطَّةٌ نَّغْفِرُ لَكُمْ خَطَايَاكُمْ ۚ وَسَنَزِيدُ الْمُحْسِنِينَWa-idh qulnādkhulū hādhihi l-qaryata fa-kulū minhā ḥaythu shiʾtumraghadan wa-dkhulū l-bāba sujjadanwa-qūlū ḥiṭṭatunnaghfir lakum khaṭāyākumwa-sa-nazīdu l-muḥsinīn
فَبَدَّلَ الَّذِينَ ظَلَمُوا قَوْلًا غَيْرَ الَّذِي قِيلَ لَهُمْ فَأَنزَلْنَا عَلَى الَّذِينَ ظَلَمُوا رِجْزًا مِّنَ السَّمَاءِ بِمَا كَانُوا يَفْسُقُونَFa-baddala lladhīna ẓalamū qawlan ghayra lladhī qīla lahumfa-anzalnā ʿalā lladhīna ẓalamū rijzan mina s-samāʾi bi-mā kānū yafsuqūn
Wa-idhi stasqā Mūsā li-qawmihifa-qulnā iḍrib bi-ʿaṣāka l-ḥajarafa-nfajarat minhu thnatā ʿashrata ʿaynanqad ʿalima kullu unāsin mashrabahumkulū wa-shrabū min rizqi llāhiwa-lā taʿthaw fī l-arḍi mufsidīn
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالنَّصَارَىٰ وَالصَّابِئِينَ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِندَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَInna lladhīna āmanūwa-lladhīna hādū wa-n-naṣārā wa-ṣ-ṣābiʾīnaman āmana bi-llāhi wa-l-yawmi l-ākhiri wa-ʿamila ṣāliḥanfa-lahum ajruhum ʿinda rabbihimwa-lā khawfun ʿalayhim wa-lā hum yaḥzanūn
وَإِذْ أَخَذْنَا مِيثَاقَكُمْ وَرَفَعْنَا فَوْقَكُمُ الطُّورَ خُذُوا مَا آتَيْنَاكُم بِقُوَّةٍ وَاذْكُرُوا مَا فِيهِ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَWa-idh akhadhnā mīthāqakumwa-rafaʿnā fawqakumu ṭ-ṭūrakhudhū mā ātaynākum bi-quwwatinwa-dhkurū mā fīhilaʿallakum tattaqūn
2:64ثُمَّ تَوَلَّيْتُم مِّن بَعْدِ ذَٰلِكَ ۖ فَلَوْلَا فَضْلُ اللَّهِ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَتُهُ لَكُنتُم مِّنَ الْخَاسِرِينَThumma tawallaytum min baʿdi dhālikafa-lawlā faḍlu llāhi ʿalaykum wa-raḥmatuhula-kuntum mina l-khāsirīn*
2:65وَلَقَدْ عَلِمْتُمُ الَّذِينَ اعْتَدَوْا مِنكُمْ فِي السَّبْتِ فَقُلْنَا لَهُمْ كُونُوا قِرَدَةً خَاسِئِينَWa-la-qad ʿalimtumu lladhīna ʿtadaw minkum fī s-sabtifa-qulnā lahum kūnū qiradatan khāsiʾīnAssurément, vous connaissez ceux d'entre vous qui ont transgressé lors du SabtNous leur avons dit : « « Soyez des singes repoussés dans l'ignominie. »
2:66فَجَعَلْنَاهَا نَكَالًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهَا وَمَا خَلْفَهَا وَمَوْعِظَةً لِّلْمُتَّقِينَFa-jaʿalnāhā nakālanli-mā bayna yadayhā wa-mā khalfahāwa-mawʿiẓatan li-l-muttaqīnNous en avons fait un avertissement exemplaire (nakāl)pour ce qui était bayna yadayhā et ce qui était khalfahāet une mawʿiẓa pour les muttaqīn*.
وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِقَوْمِهِ إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تَذْبَحُوا بَقَرَةً ۖ قَالُوا أَتَتَّخِذُنَا هُزُوًا ۖ قَالَ أَعُوذُ بِاللَّهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَWa-idh qāla Mūsā li-qawmihiinna llāha yaʾmurukum an tadhbaḥū baqaratanqālū a-tattakhidhu-nā huzuwanqāla aʿūdhu bi-llāhi an akūna mina l-jāhilīnEt quand Mūsā dit à son peuple :« Allāh vous ordonne d'égorger une vache »ils dirent : « Nous prends-tu en moquerie ? »Il dit : « Je cherche refuge en Allāh pour n'être point du nombre des jāhilīn. »
قَالُوا ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا هِيَ ۚ قَالَ إِنَّهُ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ لَّا فَارِضٌ وَلَا بِكْرٌ عَوَانٌ بَيْنَ ذَٰلِكَ ۖ فَافْعَلُوا مَا تُؤْمَرُونَ
قَالُوا ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا لَوْنُهَا ۚ قَالَ إِنَّهُ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ صَفْرَاءُ فَاقِعٌ لَّوْنُهَا تَسُرُّ النَّاظِرِينَ
2:70قَالُوا ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا هِيَ إِنَّ الْبَقَرَ تَشَابَهَ عَلَيْنَا وَإِنَّا إِن شَاءَ اللَّهُ لَمُهْتَدُونَ
2:71قَالَ إِنَّهُ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ لَّا ذَلُولٌ تُثِيرُ الْأَرْضَ وَلَا تَسْقِي الْحَرْثَ مُسَلَّمَةٌ لَّا شِيَةَ فِيهَا ۚ قَالُوا الْآنَ جِئْتَ بِالْحَقِّ ۚ فَذَبَحُوهَا وَمَا كَادُوا يَفْعَلُونَ
2:72وَإِذْ قَتَلْتُمْ نَفْسًا فَادَّارَأْتُمْ فِيهَا ۖ وَاللَّهُ مُخْرِجٌ مَّا كُنتُمْ تَكْتُمُونَWa-idh qataltum nafsanfa-ddāraʾtum fīhāwa-llāhu mukhrijun mā kuntum taktumūn
2:73فَقُلْنَا اضْرِبُوهُ بِبَعْضِهَا ۚ كَذَٰلِكَ يُحْيِي اللَّهُ الْمَوْتَىٰ وَيُرِيكُمْ آيَاتِهِ لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَFa-qulnāiḍribūhu bi-baʿḍihāka-dhālika yuḥyī llāhu l-mawtāwa-yurīkum āyātihilaʿallakum taʿqilūn
2:74ثُمَّ قَسَتْ قُلُوبُكُم مِّن بَعْدِ ذَٰلِكَ فَهِيَ كَالْحِجَارَةِ أَوْ أَشَدُّ قَسْوَةً ۚ وَإِنَّ مِنَ الْحِجَارَةِ لَمَا يَتَفَجَّرُ مِنْهُ الْأَنْهَارُ ۚ وَإِنَّ مِنْهَا لَمَا يَشَّقَّقُ فَيَخْرُجُ مِنْهُ الْمَاءُ ۚ وَإِنَّ مِنْهَا لَمَا يَهْبِطُ مِنْ خَشْيَةِ اللَّهِ ۗ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَThumma qasat qulūbukum min baʿdi dhālikafa-hiya ka-l-ḥijārati aw ashaddu qaswatanwa-inna mina l-ḥijārati la-mā yatafajjaru minhu l-anhāruwa-inna minhā la-mā yashshaqqaqu fa-yakhruju minhu l-māʾuwa-inna minhā la-mā yahbiṭu min khashyati llāhiwa-mā llāhu bi-ghāfilin ʿammā taʿmalūn
أَفَتَطْمَعُونَ أَن يُؤْمِنُوا لَكُمْ وَقَدْ كَانَ فَرِيقٌ مِّنْهُمْ يَسْمَعُونَ كَلَامَ اللَّهِ ثُمَّ يُحَرِّفُونَهُ مِن بَعْدِ مَا عَقَلُوهُ وَهُمْ يَعْلَمُونَA-fa-taṭmaʿūna an yuʾminū lakumwa-qad kāna farīqun minhum yasmaʿūna kalāma llāhithumma yuḥarrifūnahumin baʿdi mā ʿaqalūhuwa-hum yaʿlamūn
وَإِذَا لَقُوا الَّذِينَ آمَنُوا قَالُوا آمَنَّا وَإِذَا خَلَا بَعْضُهُمْ إِلَىٰ بَعْضٍ قَالُوا أَتُحَدِّثُونَهُم بِمَا فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْكُمْ لِيُحَاجُّوكُم بِهِ عِندَ رَبِّكُمْ ۚ أَفَلَا تَعْقِلُونَ
أَوَلَا يَعْلَمُونَ أَنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ مَا يُسِرُّونَ وَمَا يُعْلِنُونَA-wa-lā yaʿlamūnaNe savent-ils pasanna llāha yaʿlamuque Allāh saitmā yusirrūnace qu'ils taisentwa-mā yuʿlinūnet ce qu'ils proclament ?
وَمِنْهُمْ أُمِّيُّونَ لَا يَعْلَمُونَ الْكِتَابَ إِلَّا أَمَانِيَّ وَإِن هُمْ إِلَّا يَظُنُّون
فَوَيْلٌ لِّلَّذِينَ يَكْتُبُونَ الْكِتَابَ بِأَيْدِيهِمْ ثُمَّ يَقُولُونَ هَٰذَا مِنْ عِندِ اللَّهِ لِيَشْتَرُوا بِهِ ثَمَنًا قَلِيلًا ۖ فَوَيْلٌ لَّهُم مِّمَّا كَتَبَتْ أَيْدِيهِمْ وَوَيْلٌ لَّهُم مِّمَّا يَكْسِبُونَFa-waylun li-lladhīna yaktubūna l-kitāba bi-aydīhimWaylun à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mainsthumma yaqūlūna hādhā min ʿindi llāhipuis ils disent : « Ceci vient d'Allaah Lui-même »li-yashtarū bihi thamanan qalīlanpour en tirer un prix dérisoire.Fa-waylun lahum mimmā katabat aydīhimWaylun à eux pour ce que leurs mains ont écrit,wa-waylun lahum mimmā yaksibūnet waylun à eux pour ce qu'ils en tirent.
Mā yawaddu lladhīna kafarū min ahli l-kitābi wa-lā l-mushrikīnaCeux qui ont commis le kufr parmi les gens du Livre, ni les mushrikīn, ne souhaitentan yunazzala ʿalaykum min khayrin min rabbikumque descende sur vous le moindre bien de la part de votre Rabb.Wa-llāhu yakhtaṣṣu bi-raḥmatihi man yashāʾuAllaah réserve Sa raḥma à qui Il veutwa-llāhu dhū l-faḍli l-ʿaẓīmet Allaah est le Détenteur de la faveur immense.
Note méthodologique — sur qui détient l'acte de naskhLe verset 2:106 énonce :mā nansakh min āyatin aw nunsihā naʾti bi-khayrin minhā aw mithlihā« Tout ce que Nous abrogeons d'une āya ou faisons oublier, Nous apportons ce qui est meilleur ou de même valeur. »Le sujet de nansakh, de nunsihā et de naʾti est le même tout au long de la phrase :le naḥnu de majesté, Allaah. Aucun autre agent n'apparaît dans le texte.L'acte d'abroger appartient à Allaah seul — le texte ne le partage avec personne.La prétention de certains lecteurs selon laquelle un passage du Livre tel qu'il est abrogerait un autre passage du même Livre n'est pas seulement méthodologiquement non fondée — elle est textuellement réfutée.Elle suppose qu'un être humain soit en mesure de déterminer : quelle āya est abrogée, par quelle āya elle l'est, et à partir de quand.Or le texte ne délègue aucune de ces trois opérations à quiconque.Prétendre les exercer, c'est parler d'Allaah et de Son Livre sans fondement dans le Livre lui-même — ce que 7:33 et 10:68–69 nomment explicitement iftirāʾ ʿalā llāhi.Un second argument textuel dissout la prétention à sa base :en 15:9, Allaah ditinnā naḥnu nazzalnā l-dhikra wa-innā lahu laḥāfiẓūn« C'est Nous qui avons fait descendre le Rappel, et c'est Nous qui en sommes le gardien. »Ce qui figure dans le Livre préservé est ce qu'Allaah a choisi de préserver. Affirmer qu'une āya préservée en abroge une autre āya également préservée revient à dire qu'Allaah a gardé dans Son Livre une āya qu'Il aurait lui-même rendue caduque — contradiction interne que le texte ne soutient nulle part.La doctrine de l'abrogation intra-coranique est une construction herméneutique humaine, élaborée après la clôture du texte, sans assise dans le texte lui-même. Elle n'est pas une lecture du Coran par le Coran : c'est une lecture du Coran par une tradition extérieure au Coran.Elle sort du cadre de la présente étude, non par omission, mais parce que le texte ne l'autorise pas.
وَإِذْ أَخَذْنَا مِيثَاقَكُمْ وَرَفَعْنَا فَوْقَكُمُ الطُّورَ خُذُوا مَا آتَيْنَاكُم بِقُوَّةٍ وَاذْكُرُوا مَا فِيهِ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَWa-idh akhadhnā mīthāqakum wa-rafaʿnā fawqakumu l-Ṭūra — khudhū mā ātaynākum bi-quwwatin wa-dhkurū mā fīhi laʿallakum tattaqūn« Et lorsque Nous avons pris votre mīthāq et avons élevé al-Ṭūr au-dessus de vous : "Prenez ce que Nous vous avons apporté avec force, et rappelez ce qui s'y trouve — peut-être vous rapprocherez-vous de la taqwā." »
وَإِذْ أَخَذْنَا مِيثَاقَكُمْ وَرَفَعْنَا فَوْقَكُمُ الطُّورَ خُذُوا مَا آتَيْنَاكُم بِقُوَّةٍ وَاسْمَعُوا ۖ قَالُوا سَمِعْنَا وَعَصَيْنَاWa-idh akhadhnā mīthāqakum wa-rafaʿnā fawqakumu l-Ṭūra — khudhū mā ātaynākum bi-quwwatin wa-smaʿū — qālū samiʿnā wa-ʿaṣaynā« Et lorsque Nous avons pris votre mīthāq et avons élevé al-Ṭūr au-dessus de vous : "Prenez ce que Nous vous avons apporté avec force, et écoutez." Ils dirent : "Nous avons entendu et nous avons désobéi." »
وَرَفَعْنَا فَوْقَهُمُ الطُّورَ بِمِيثَاقِهِمْ وَقُلْنَا لَهُمُ ادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُلْنَا لَهُمْ لَا تَعْدُوا فِي السَّبْتِ وَأَخَذْنَا مِنْهُم مِّيثَاقًا غَلِيظًاWa-rafaʿnā fawqahumu l-Ṭūra bi-mīthāqihim wa-qulnā lahumu dkhulū l-bāba sujjadan wa-qulnā lahum lā taʿdū fī l-sabti wa-akhadhnā minhum mīthāqan ghalīẓā« Et Nous avons élevé al-Ṭūr au-dessus d'eux lors de leur mīthāq, et Nous leur avons dit : "Entrez par la porte en vous prosternant", et Nous leur avons dit : "Ne transgressez pas lors du Sabbat", et Nous avons pris d'eux un mīthāq lourd. »
وَنَادَيْنَاهُ مِن جَانِبِ الطُّورِ الْأَيْمَنِ وَقَرَّبْنَاهُ نَجِيًّاWa-nādaynāhu min jānibi l-Ṭūri l-aymani wa-qarrabnāhu najiyyā« Et Nous l'avons appelé depuis le côté droit d'al-Ṭūr, et Nous l'avons rapproché en confidence. »
يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ قَدْ أَنجَيْنَاكُم مِّنْ عَدُوِّكُمْ وَوَاعَدْنَاكُمْ جَانِبَ الطُّورِ الْأَيْمَنَ وَنَزَّلْنَا عَلَيْكُمُ الْمَنَّ وَالسَّلْوَىٰYā Banī Isrāʾīla qad anjāynākum min ʿaduwwikum wa-wāʿadnākum jāniba l-Ṭūri l-aymana wa-nazzalnā ʿalaykumu l-manna wa-l-salwā« Ô fils d'Isrāʾīl ! Nous vous avons déjà sauvés de votre ennemi, et Nous vous avons donné rendez-vous au côté droit d'al-Ṭūr, et Nous avons fait descendre sur vous la manne et la caille. »
وَمَا كُنتَ بِجَانِبِ الطُّورِ إِذْ نَادَيْنَا وَلَٰكِن رَّحْمَةً مِّن رَّبِّكَ لِتُنذِرَ قَوْمًا مَّا أَتَاهُم مِّن نَّذِيرٍ مِّن قَبْلِكَ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَWa-mā kunta bi-jānibi l-Ṭūri idh nādaynā wa-lākin raḥmatan min rabbika li-tundhira qawman mā atāhum min nadhīrin min qablika laʿallahum yatadhakkarūn« Et tu n'étais pas au côté d'al-Ṭūr lorsque Nous avons appelé — mais [c'est] une miséricorde de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple auquel n'est venu aucun avertisseur avant toi — peut-être se rappelleront-ils. »
فَلَمَّا قَضَىٰ مُوسَى الْأَجَلَ وَسَارَ بِأَهْلِهِ آنَسَ مِن جَانِبِ الطُّورِ نَارًا قَالَ لِأَهْلِهِ امْكُثُوا إِنِّي آنَسْتُ نَارًا لَّعَلِّي آتِيكُم مِّنْهَا بِخَبَرٍ أَوْ جَذْوَةٍ مِّنَ النَّارِ لَعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَFa-lammā qaḍā Mūsā l-ajala wa-sāra bi-ahlihi ānasa min jānibi l-Ṭūri nāran — qāla li-ahlihi mkuthū innī ānastu nāran laʿallī ātīkum minhā bi-khabarin aw jadhwatin mina l-nāri laʿallakum taṣṭalūn« Puis lorsque Mūsā eut accompli le terme et qu'il s'en alla avec sa famille, il perçut depuis le côté d'al-Ṭūr un feu. Il dit à sa famille : "Demeurez — j'ai perçu un feu. Peut-être vous apporterai-je de là une nouvelle, ou une braise du feu, afin que vous vous réchauffiez." »
وَشَجَرَةً تَخْرُجُ مِن طُورِ سَيْنَاءَ تَنبُتُ بِالدُّهْنِ وَصِبْغٍ لِّلْآكِلِينَWa-shajaratan takhruju min Ṭūri Saynāʾa tanbutu bi-l-duhni wa-ṣibghin li-l-ākilīn« Et un arbre qui sort de Ṭūr Saynāʾ, croissant avec de l'huile et un condiment pour ceux qui mangent. »
وَطُورِ سِينِينَWa-Ṭūri Sīnīn« Et par Ṭūr Sīnīn. »
Wa-l-Ṭūri« Par al-Ṭūr. »